Glamour dans toutes les circonstances

Il y a des endroits où, généralement, j'ai de la peine à être glamour. Parfois, je n'arrive pas à en expliquer la raison : par exemple chez IKEA. Je ne peux même pas dire que cest parce que je prévois des habits légers et  »pratiques » en vu des immenses paquets et du chariot incroyablement lourd que je devrai pousser jusqu'à ma voiture. En effet, je m'arrange toujours pour être accompagnée par mon copain ou mon père pour faire tout le sale boulot (il y parfois des avantages à tirer de notre condition de femme, hi, hi). En gros, mon shopping à IKEA est aussi physique qu'une promenade avec mon chien (où les « arrêts pipi » sont remplacés par des arrêts « Waouh, elle est trop cool cette lampe! »). Et malgré ça, chaque fois que j'y vais, j'enfile n'importe quoi, en principe les première choses qui me tombent sous la main : habituellement, un jeans difforme (pas difforme dans le genre Boyfriend jeans, difforme dans le genre slim qui est resté dans le fond de larmoire et qui s'est froissé, puis élargi) accompagné d'une vieille veste dans laquelle jai soit trop chaud, soit trop froid. Peut-être que je narrive pas à me convaincre que je ne vais soulever aucun meuble ou peut-être qu'IKEA exerce sur moi un pouvoir étrange qui m'empêche dêtre glamour

Aussi, je ne suis jamais très glam dans les aréoports. Mais, cette fois, les raisons sont moins obscures. Quand je prend l'avion, je pense avant tout à mon confort, quitte à transgresser le sacro-saint dicton qu'on se répète toutes devant la glace d'une cabine dessayage en enfilant un jeans slim ou une paire de chaussures, à savoir qu'il faut souffrir pour être belle. Avant de choisir mes vêtements, j'imagine déjà les longs déplacements avec ma valise (et, cette fois, impossible de la refiler à mon copain ou à mon père : ils sont déjà deux fois plus chargés que moi) ; les attentes interminables assise sur des sièges collants ou debout dans la file dattente du contrôle de sécurité ; et puis le vol qu'est-ce que cest long. Du coup, comme beaucoup de gens, j'opte pour des habits confortables et légers. Evidemment, c'est toujours dans ce genre de situation qu'on croise LA fille parfaite : celle qui na jamais froid, porte des talons de 10cm (si, si, même si son vol a duré 6 heures ou même si elle est en train de refaire toute sa déco chez IKEA). En plus, elle a toujours l'air fraîche, pas un nœud dans les cheveux, pas une cerne ! WHY?

En regardant les photos que j'ai prises à l'aéroport de Genève, vous devez être en train de vous dire :  « Mais quest-ce quelle raconte? Mis à part les cheveux en bataille et les cernes, elle n'est pas catastrophe? » Cest que vous ne voyez pas ma tenue dans son intégralité. Si, pour une fois, ce ne est pas le confort qui a motivé la sélection de mes habits, il y a quand même des « considérations pratiques » derrière tout ça. En fait, jai eu la bonne idée sur le conseil « avisé » de mon copain – de ne pas prendre de bagages en soute. Evidemment, la fameuse valise 56-45-25 cm ne suffisait pas pour un séjour à Londres : trop, trop, trop de magasins!!! Du coup, pour tout faire passer dans mon sac et ne pas avoir besoin de payer un bagage supplémentaire, jai dû enfiler le plus de vêtements possibles sur moi. Je me suis donc retrouvée avec ce que vous voyez  (t-shirt, pull, gilet) + deux gros pull en laine + la veste + une écharpe (en tout 6 pièces). Ajoutez à ça une valise qui pèse 3x le poids autorisé, mon gros porte-monnaie et un roman policier qui dépassent légérement de mes poches (1 sac à main = 1 valise supplémentaire = $) et mon appareil photo autour du cou. Contrairement à cette tenue « sandwich », mon porte-monnaie est devenu très léger après mon week-end londonien.

Laisser un commentaire